Editorial

Rentrée sociale sous haute tension.

« Hercule » : ce n’est pas ici le demi-dieu des armées qui nous

intéresse mais plutôt le projet de démantèlement d’EDF. Sous

prétexte d’une dette de 33 Milliards d’euros, les hérauts de

la Macronie, relayés servilement par nos directions, annoncent la fin du modèle social EDF. Je vous invite à relire l’édito et l’interview parus dans le Journal des Activités Sociales n°390 pour vous faire une idée du danger à venir. Danger aussi pour l’avenir d’Engie et de ses filiales (GRT Gaz, GRDF, etc…) avec une nouvelle réorganisation d’ampleur anticipant la privatisation totale prévue par la loi PACTE.

Nos activités sociales sont et seront une nouvelle fois au cœur de la tourmente.

Il ne suffit pas aux dirigeants des IEG d’avoir réduit drastiquement le financement des AS (moins 100 millions d’€ en 6 ans), les employeurs s’attaquent maintenant aux engagements pris en 2017 autour de la refonte de l’Art 25 du Statut National :

-Refus d’assumer le déficit de restauration méridienne lié à leurs décisions de fermeture des restaurants

-Refus de publication des postes ou embauche de salariés statutaires sous conventions tripartites (CCAS, salarié, employeur des IEG)

-Refus de remboursement des IJSS (Indemnités Journalières de Sécurité Sociale) versées aux employeurs en cas d’arrêt maladie des agents statutaires mis à disposition des AS, alors que les salaires sont intégralement payés par la CCAS !

Cette situation est inacceptable dans un contexte où les organismes sociaux tentent depuis plusieurs années d’équilibrer les comptes sans que les bénéficiaires ne voient de dégradations dans leurs activités sociales.

Si à ça, on rajoute le dossier de la retraite par points que le gouvernement Macron veut mettre en place, cette fin d’année risque d’être mouvementée !!

« L’histoire n’est pas dans les mots, elle est dans la lutte. » Paul AUSTER (Ecrivain, cinéaste)                                    

Sébastien LASCAUX, Président de la CMCAS de Moulins-Vichy.