Editorial

Difficile fin d’année 2018, après les mobilisations de cet été, les employeurs revanchards déploient l’arsenal répressif : conseils de discipline, convocation des militants, etc…

Jamais les conditions de travail n’ont été si difficiles, le mal être aussi important.

Dans ce contexte social tendu, les propositions des employeurs d’une augmentation du salaire national de base de 0,3% est une véritable provocation ! L’ensemble des organisations syndicales rejette cette proposition et réclame une évolution de 2%. Depuis presque 30 ans, la rémunération du travail n’a pas arrêté de diminuer en faveur de la rémunération du capital.

Comment ne pas lier l’attitude de nos employeurs à celle de ce gouvernement vis-à-vis de la colère des gilets jaunes, leur demande d’une autre démocratie et d’un partage équitable des richesses crées ?

En décembre 2017, l’Assemblée Générale de l’ONU adoptait, malgré l’opposition des USA et d’Israël, une résolution déclarant 2019, année internationale de la modération. L’objectif des signataires est de mieux faire entendre les voix des modérés par la promotion du dialogue et de la tolérance, de la compréhension et de la coopération.

Souhaitons que cette résolution puisse être mise en application par nos dirigeants afin que les citoyens et salariés soient écoutés et entendus…

« Le mal commence avec l’indifférence et la résignation. » Françoise Héritier, anthropologue et ethnologue.

Sébastien LASCAUX, Président de la CMCAS de Moulins-Vichy.